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Red Bull en France : branlette médiatique

Depuis 2 jours, mardi 15 juillet, le Red Bull est légalement et officiellement autorisé à la vente dans sa recette originale avec taurine. Rien de nouveau puisque sa commercialisation était prévu depuis plusieurs mois après le coup de force de la marque avec une version à l’arginine et ses poursuites envers l’Etat Français. Faute de principe de précaution, l’Europe a tranché : tant que le Ministère de la Santé n’aura pas prouvé la toxicité de la taurine et de la glucuronolactone, deux « molécules-ingrédients », Red Bull pourra étendre sa suprématie sur le marché des energy drinks en France.

Red Bull Canette

L’utopie du danger
Dangerosité du Red Bull ? Aujourd’hui : rien, nada, que dalle. L’Agence de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a rendu quatre avis négatifs sur la commercialisation de la boisson. Sauf que ces derniers démontrent que des rats ayant eu une consommation excessive de Red Bull finissent par se ronger les membres. Normal, quand on leur donne à boire en équivalence humaine, plus de 10 canettes pendant plusieurs années ! Ce n’est pas la taurine ni la glucuronolactone qui sont misent en tord mais la caféine ! En effet, les conclusions sont les mêmes que si vous consommez des litres de café…
Jean-Michel Cohen, nutritionniste, nous l’explique au micro de RMC : “On a assez de recul maintenant pour dire qu’à moins de tomber sur un cinglé qui en boit 15 litres par jour, on ne va pas avoir d’incidents. Les effets sur le corps humain sont les mêmes que ceux que l’on observe avec toutes les substances excitantes : on est un peu nerveux, un peu irritable et à forte dose comme le café ça peut donner des insomnies et des maux de tête. On a simplement remarqué qu’à très haute dose, la taurine pouvait provoquer des hémorragies cérébrales, mais il faut de telles doses qu’il semble impossible pour un homme d’absorber ce genre de substances, en tout cas dans un produit comme le Red Bull”. Cqfd : les rats de l’Afssa sont des cinglés.
De plus, Red Bull est vendu depuis plus de 20 ans dans le monde entier et on n’a encore pas recensé de décès directement lié à la consommation de cet energy drink.

Le faux débat sur l’alcool
Bizarrement, le Red Bull soulève le problème de l’alcoolémie. Toujours au micro de RMC, Patrice Huerre, psychiatre des hôpitaux et spécialiste des adolescents, analyse que “le Red Bull atténue la sensation d’alcoolisation, c’est là qu’il devient dangereux. Comment imaginer que les jeunes vont suivre les préconisations inscrites sur le Red Bull ? S’il est consommé avec excès, on observe de l’excitation, de l’agressivité, on est moins attentif à la fatigue et à l’alcoolisation”.
Bien entendu, mais pas plus qu’un whisky-Burn ou vodka-Dark Dog ! Les cocktails alcool-energy drinks existent depuis bien longtemps et ce n’est pas Red Bull qui va développer l’alcoolémie en France…

Red Bull Mannequin
Crédit Photos : Rob Loud AFP/Getty Images/Arch. | Un mannequin boit du Red Bull, le 13 septembre 2006 à New York


Les médias font la promotion du risque
Au final, tout ce tapage médiatique est très bénéfique à la marque. Tout les médias parlent de Red Bull : son arrivée, sa communication, son impact sur la marché mais surtout la dangerosité du produit. Les mises en garde contre la boisson font la promotion de Red Bull, notamment auprès des jeunes, friands des comportements à risques. A l’instar du binge drinking, connaître les (probables) dangers des canettes aux taureaux ailés vont les inciter à vérifier par eux-mêmes ces effets en les surconsommant…
Cerise sur le gâteau, notre Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, appelle officiellement au boycott. “Je conseille aux parents, par mesure de précaution, de boycotter le Red Bull” a-t-elle déclaré. Notre Ministre ne devrait-elle pas tout simplement rappeler aux parents d’être responsables ? Serait-ce aller trop loin ? Bien sûr ! Chacun de nous savons qu’il ne faut pas donner de Red Bull aux enfants, bourré de caféine au même titre qu’il ne faut pas leur donner de café… ou de Coca-Cola. Et la taurine dans tout ça ? Rien de plus, elle est même présente en faible dose dans des produits d’alimentation pour bébé

Notre Ministre a tout de même saisi l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) pour enquêter sur la boisson énergisante ; tant que cette dernière n’aura pas donné d’avis négatif sur la consommation de Red Bull, la marque pourra remercier Roselyne Bachelot d’avoir joué avec brio le rôle de VRP…

Discussion

Un commentaire pour “Red Bull en France : branlette médiatique”

  1. MyAvatars 0.2

    I AM A REDBULL LOVER.

    Posté par ipub | 30 septembre 2008, 9:32

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